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Le droit de la diffamation au Canada : guide province par province

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Le droit de la diffamation au Canada : guide province par province

Questions fréquentes

Le droit de la diffamation est-il le même partout au Canada?

Non. Neuf provinces partagent un cadre de common law, où la fausseté et le préjudice sont présumés une fois que le demandeur démontre que les propos étaient diffamatoires, qu'ils le visaient et qu'ils ont été publiés. Le Québec repose sur un fondement de droit civil entièrement différent, le Code civil et la Charte québécoise, exigeant la preuve de la faute, sans présomption de préjudice.

Quel est le délai pour poursuivre en diffamation au Canada?

Cela dépend entièrement de la province et du fait que le défendeur soit ou non un journal ou un diffuseur. L'Ontario exige un avis dans les six semaines et une action dans les trois mois pour les défendeurs médias. La plupart des autres provinces de common law exigent un avis dans les trois mois. La Colombie-Britannique et le Nouveau-Brunswick n'ont aucune exigence d'avis. Le Québec applique un seul délai de prescription d'un an. Consultez l'article sur les délais pour le détail complet province par province.

Quelles provinces canadiennes ont des lois anti-SLAPP?

L'Ontario, la Colombie-Britannique, le Québec et, depuis le 6 novembre 2025, le Manitoba. L'Alberta, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador n'ont aucune loi anti-SLAPP dédiée.

Combien peut-on réellement gagner dans une cause de diffamation au Canada?

Il n'existe aucune réponse fixe, mais la meilleure étude empirique disponible a établi un montant total moyen d'environ 63 000 $ et une médiane d'environ 29 000 $, sur 197 décisions rendues entre 2003 et 2013. Le verdict de 1,6 million de dollars dans Hill v. Church of Scientology, souvent cité, est explicitement une exception, et non un résultat typique.

Le droit de la diffamation au Québec est-il vraiment aussi différent?

Oui. Le Québec exige que le demandeur prouve que le défendeur a commis une faute, une norme objective, plutôt que de bénéficier d'une présomption de préjudice ou de mauvaise foi. Il applique également un seul délai de prescription d'un an, sans régime distinct d'avis pour les médias, contrairement à chaque province de common law.

Ai-je besoin d'un avocat pour intenter un recours en diffamation au Canada?

Cette série constitue de l'information juridique générale, et non un substitut aux conseils d'un avocat autorisé à exercer dans la province concernée. Comme le délai applicable, les moyens de défense et l'exposition à une poursuite-bâillon dépendent tous précisément de la loi provinciale applicable, faire appel à un avocat rapidement, surtout lorsqu'un délai d'avis peut être en train de courir, constitue le point de départ pratique.

Sources et références

  1. Ontario e-Laws : Libel and Slander Act, R.S.O. 1990, c. L.12, art. 1, 5, 6, 7 (avis, prescription et portée territoriale)(ontario.ca).gov
  2. LégisQuébec : Code civil du Québec, RLRQ, c. CCQ-1991, article 2929, prescription d'un an pour la diffamation(legisquebec.gouv.qc.ca).gov
  3. Cour suprême du Canada : Hill v. Church of Scientology of Toronto, [1995] 2 R.C.S. 1130, jugement intégral(decisions.scc-csc.ca).gov
  4. Cour suprême du Canada : Grant v. Torstar Corp., 2009 CSC 61, jugement intégral(decisions.scc-csc.ca).gov
  5. Cour suprême du Canada : 1704604 Ontario Ltd. v. Pointes Protection Association, 2020 CSC 22(decisions.scc-csc.ca).gov
  6. Hilary Young, « The Canadian Defamation Action: An Empirical Study » (2017) 95 Canadian Bar Review 601, Canadian Bar Review(cbr.cba.org)
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