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Squatters Rights à l'Île-du-Prince-Édouard : la règle des 20 ans et ses questions non résolues

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Squatters Rights à l'Île-du-Prince-Édouard : la règle des 20 ans et ses questions non résolues

Questions fréquentes

L'Île-du-Prince-Édouard a-t-elle des squatters rights ?

La Statute of Limitations de l'Î.-P.-É. interdit à un propriétaire d'intenter une action en recouvrement d'un terrain privé après 20 ans de possession continue d'une autre personne, après quoi le droit et le titre du propriétaire sont éteints. Cela ne signifie pas pour autant que l'occupant devient automatiquement le propriétaire enregistré ; il doit toujours passer par la Quieting Titles Act pour obtenir un véritable certificat de titre.

Combien de temps faut-il occuper un terrain à l'Î.-P.-É. avant qu'un propriétaire ne perde le droit d'intenter une action ?

20 ans, en vertu de l'article 16 de la Statute of Limitations, RSPEI 1988, c. S-7. L'Î.-P.-É. n'a aucun seuil fondé sur l'enregistrement qui pourrait raccourcir ou interdire ce délai, comme le peut un terrain converti en Nouvelle-Écosse ou au Nouveau-Brunswick, puisque l'Î.-P.-É. n'est pas passée à un système d'enregistrement des titres de type Torrens.

Peut-on réclamer un terrain de la Couronne à l'Î.-P.-É. par une possession de longue date ?

Cette question demeure véritablement non résolue. La Statute of Limitations de l'Î.-P.-É. n'énonce aucune période distincte pour un terrain de la Couronne, contrairement à la règle de 40 ans de la Nouvelle-Écosse ou à la règle de 60 ans du Nouveau-Brunswick, bien que la définition d'une action dans la loi inclue les instances contre la Couronne, ce qui pourrait laisser entendre que la période ordinaire de 20 ans s'applique. Quiconque a une véritable question de possession d'un terrain de la Couronne à l'Î.-P.-É. devrait confirmer directement auprès de l'autorité provinciale des terres de la Couronne plutôt que de se fier au chiffre de 20 ans applicable au terrain privé.

Laisser s'écouler le délai confère-t-il automatiquement un titre au squatteur à l'Î.-P.-É. ?

Non. L'article 46 de la Statute of Limitations éteint le droit et le titre de l'ancien propriétaire une fois la période de 20 ans expirée ; il ne confère pas de titre au possesseur. Un certificat de titre enregistrable exige une pétition distincte en vertu de la Quieting Titles Act, comprenant une enquête judiciaire et une période d'avis publié.

Quelle est la différence entre un squatteur et un locataire à l'Î.-P.-É. ?

Un squatteur n'a jamais eu la permission de se trouver sur le terrain et est un intrus traité par la police ou les tribunaux civils. Un locataire qui reste au-delà de son bail relève d'une catégorie juridique différente ; en vertu de l'article 30, une tenancy at will est réputée prendre fin un an après son début, et un locataire qui prolonge son séjour relève du processus de location résidentielle de l'Î.-P.-É. plutôt que d'être traité comme un intrus.

Que se passe-t-il si on est pris en flagrant délit d'intrusion à l'Î.-P.-É. ?

La Trespass to Property Act prévoit une amende d'au moins $500 et d'au plus $2,000 pour les infractions générales d'intrusion, comme entrer sans permission sur des lieux affichés ou clôturés, ou ignorer un ordre de quitter. Un tribunal peut aussi interdire à une personne déclarée coupable l'accès à la propriété pour une période allant jusqu'à 6 mois et ordonner une restitution allant jusqu'à $2,000. Ces amendes pénales s'ajoutent aux recours civils du propriétaire, elles ne les remplacent pas.

Un propriétaire peut-il expulser lui-même physiquement un squatteur à l'Î.-P.-É. ?

Non. Reprendre possession par la force constitue en soi une infraction au Code criminel, la prise de possession par la force ou la détention par la force en vertu de l'article 72, peu importe qui est réellement propriétaire du terrain, déclenchée par une probable violation de la paix ou une crainte raisonnable d'une telle violation. Les voies légales sont une plainte d'intrusion à la police ou une demande devant un tribunal civil pour une ordonnance de possession exécutée par un shérif.

Sources et références

  1. Statute of Limitations, RSPEI 1988, c. S-7 (consolidée)(princeedwardisland.ca).gov
  2. Quieting Titles Act, RSPEI 1988, c. Q-2 (consolidée)(princeedwardisland.ca).gov
  3. Trespass to Property Act, RSPEI 1988, c. T-6 (consolidée)(princeedwardisland.ca).gov
  4. Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C-46, section 72 (prise de possession par la force et détention par la force)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
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