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Squatters Rights en Ontario : le gel des réclamations lié à la conversion au régime Land Titles

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Squatters Rights en Ontario : le gel des réclamations lié à la conversion au régime Land Titles

Questions fréquentes

La possession adversative (adverse possession) est-elle encore possible en Ontario?

Cela dépend entièrement du système d'enregistrement foncier qui couvre la parcelle. Sur une terre relevant du régime Land Titles, l'article 51 de la Land Titles Act bloque toute nouvelle réclamation et annule tout ce qui n'était pas arrivé à échéance avant la conversion. Sur une terre encore soumise à l'ancien système Registry, la règle de dix ans de la Real Property Limitations Act continue de s'appliquer. Sur les terres publiques de la Couronne ontarienne, la Public Lands Act interdit purement et simplement toute réclamation fondée sur la possession depuis décembre 2021.

Que signifie le fait que la conversion au régime Land Titles gèle une réclamation de possession adversative?

Cela signifie qu'aucun nouveau temps de possession ne compte une fois la terre convertie, et que toute réclamation qui n'était pas pleinement arrivée à échéance à la date de la conversion est éteinte. Cela n'efface pas automatiquement une réclamation déjà pleinement arrivée à échéance avant la conversion; cette réclamation peut encore être formellement parachevée en vertu de l'article 36 de la Land Titles Act.

Puis-je encore parachever une réclamation de possession adversative arrivée à échéance avant que ma terre ne soit convertie au régime Land Titles?

Potentiellement, oui. Le processus Land Titles Conversion Qualified de l'Ontario décrit une procédure permettant de faire valoir et de parachever une réclamation de possession antérieure à la conversion, laquelle comprend un plan de repérage établi par un arpenteur-géomètre ontarien titulaire d'un permis, un examen du titre par un avocat, et un avis aux parties concernées. Il ne s'agit pas d'un simple dépôt administratif, et cette démarche devrait être confiée à un avocat en droit immobilier.

La possession adversative fonctionne-t-elle encore sur une terre qui n'a jamais été convertie au régime Land Titles?

Le délai de dix ans et le mécanisme d'extinction du titre prévus par la Real Property Limitations Act continuent de s'appliquer à cette terre, sous réserve de l'exception prévue par la Loi elle-même pour les terres incultes et vacantes de la Couronne, les emprises routières et les routes dévolues à la Couronne ou à une municipalité. L'Ontario ne publie pas la proportion de terres qui demeurent dans cette catégorie; ServiceOntario la décrit seulement comme une minorité définie, mais non chiffrée.

Une personne peut-elle acquérir une terre de la Couronne ontarienne par une possession de longue durée?

Non, pas depuis le 2 décembre 2021. L'article 17.1 de la Public Lands Act interdit d'acquérir tout intérêt dans les terres publiques ontariennes par possession ou par prescription, et l'emporte nommément sur la Real Property Limitations Act. La seule exception vise une réclamation déjà pleinement arrivée à échéance contre la Couronne avant cette date.

Quelle est la différence entre un squatteur et un locataire en Ontario?

Cela dépend de l'existence d'une entente de location, laquelle peut être écrite, verbale, ou implicite par un comportement, par exemple un propriétaire acceptant sciemment un loyer. Un véritable squatteur sans entente d'aucune sorte n'est pas un locataire au sens de la Residential Tenancies Act et échappe à la compétence du Landlord and Tenant Board; un occupant bénéficiant de quelque forme de location, même informelle, doit plutôt être expulsé au moyen du processus d'expulsion du Landlord and Tenant Board.

Que se passe-t-il si un intrus refuse de quitter une propriété ontarienne après avoir reçu l'ordre de partir?

Il commet une infraction en vertu de la Trespass to Property Act, punissable d'une amende pouvant atteindre 10 000 $. Depuis une modification de juin 2025, un tribunal doit aussi considérer comme facteurs aggravants le fait de rester plus de 24 heures après avoir reçu l'ordre de partir, ainsi que le risque de récidive.

Un propriétaire ontarien peut-il retirer un squatteur sans l'aide de la police ou d'un tribunal?

Pas par la force. Reprendre par la force un bien immeuble dont une personne a la possession effective peut en soi constituer une infraction criminelle en vertu du Code criminel, peu importe qui est réellement propriétaire de la terre. Un propriétaire peut arrêter un intrus en vertu du pouvoir d'arrestation par un citoyen prévu par la Trespass to Property Act, mais il doit rapidement le remettre à la police, et il a habituellement quand même besoin d'une ordonnance civile de possession du tribunal si l'occupant ne part pas volontairement.

Sources et références

  1. Real Property Limitations Act, R.S.O. 1990, c. L.15 (codification à jour)(ontario.ca).gov
  2. Land Titles Act, R.S.O. 1990, c. L.5 (codification à jour)(ontario.ca).gov
  3. Guide client Land Titles Conversion Qualified (LTCQ) vers Land Titles Plus (LTplus)(ontario.ca).gov
  4. Trespass to Property Act, R.S.O. 1990, c. T.21 (codification à jour)(ontario.ca).gov
  5. Residential Tenancies Act, 2006, S.O. 2006, c. 17 (codification à jour)(ontario.ca).gov
  6. Public Lands Act, R.S.O. 1990, c. P.43 (codification à jour)(ontario.ca).gov
  7. ServiceOntario - Aperçu du registre foncier(ontario.ca).gov
  8. Bulletin 2004-02 de ServiceOntario, terres non converties (NonConverts) vers LTCQ(ontario.ca).gov
  9. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, article 72 (prise de possession et détention par la force)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
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