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Lois canadiennes sur la protection des données : guide de la LPRPDE et des provinces (2026)

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Lois canadiennes sur la protection des données : guide de la LPRPDE et des provinces (2026)

Questions fréquentes

La LPRPDE s'applique-t-elle à toutes les entreprises au Canada ?

La LPRPDE s'applique aux organisations du secteur privé qui recueillent, utilisent ou communiquent des renseignements personnels dans le cadre d'une activité commerciale partout au Canada. Toutefois, en Alberta, en Colombie-Britannique et au Québec, des lois provinciales jugées essentiellement similaires à la LPRPDE s'appliquent à la place pour l'activité commerciale intraprovinciale. La LPRPDE continue de s'appliquer aux industries de compétence fédérale (banques, télécommunications, compagnies aériennes) et aux transferts de données transfrontaliers, quelle que soit la province. Dans toutes les autres provinces et tous les autres territoires, la LPRPDE s'applique par défaut.

Que se passe-t-il si mon organisation subit une atteinte à la protection des données au Canada ?

En vertu de la LPRPDE, vous devez évaluer si l'atteinte crée un risque réel de préjudice grave (RRPG). Si tel est le cas, vous devez en faire rapport au Commissariat à la protection de la vie privée dès que possible, aviser directement les personnes touchées, et aviser toute organisation tierce pouvant réduire le risque de préjudice. Vous devez également conserver des registres de tous les incidents de sécurité pendant au moins 24 mois, qu'ils aient ou non déclenché une obligation de rapport. Omettre sciemment de faire rapport ou de tenir des registres peut entraîner des amendes pouvant atteindre 100 000 $ CA par infraction en vertu de l'article 28 de la LPRPDE. Les organisations québécoises ont des obligations parallèles en vertu de la Loi 25.

Comment la Loi 25 du Québec se compare-t-elle au RGPD ?

La Loi 25 du Québec est l'équivalent nord-américain le plus proche du RGPD. Elle exige un consentement explicite préalable pour les témoins de connexion et les technologies de suivi, rend obligatoire une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée pour tout projet d'acquisition, de développement ou de refonte d'un système d'information impliquant des renseignements personnels (art. 3.3) et avant toute communication de renseignements personnels à l'extérieur du Québec (art. 17), prévoit un droit d'action privé avec des dommages-intérêts punitifs minimaux de 1 000 $, et impose des amendes pouvant atteindre 25 millions de dollars canadiens ou 4 % du chiffre d'affaires mondial pour les organisations. Parmi les différences clés figurent les exigences québécoises de déclaration biométrique (divulgation préalable à la CAI pour la vérification d'identité, et divulgation au moins 60 jours avant la mise en service d'une banque de données biométriques), les plafonds pénaux individuels de 100 000 $, et l'absence d'un processus formel de certification de délégué à la protection des données comparable à l'article 37 du RGPD.

Les organisations canadiennes peuvent-elles transférer des données personnelles vers d'autres pays ?

Oui. La LPRPDE n'interdit pas les transferts transfrontaliers de données, mais exige des organisations qu'elles garantissent un niveau de protection comparable par des moyens contractuels ou autres. L'organisation qui transfère les données demeure responsable de celles-ci, quel que soit l'endroit où elles sont traitées. La Loi 25 du Québec est plus stricte, exigeant une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée avant tout transfert hors de la province. L'Union européenne a reconnu que la LPRPDE offre une protection adéquate, permettant aux données de circuler de l'Union européenne vers les organisations canadiennes assujetties à la LPRPDE sans clauses contractuelles types.

Quel est le statut actuel de la réforme fédérale canadienne de la protection de la vie privée ?

Le projet de loi C-27, qui aurait remplacé la LPRPDE par la Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs, est mort au Feuilleton en janvier 2025 lors de la prorogation du Parlement. Son remplacement, le projet de loi C-36, a franchi l'étape de la première lecture le 15 juin 2026 et est à l'étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes. Il édicterait la Protecting Privacy and Consumer Data Act, abrogerait la partie 1 de la LPRPDE et permettrait des sanctions administratives pécuniaires pouvant atteindre le plus élevé de 10 millions de dollars et de 3 % du chiffre d'affaires brut mondial. Il n'est pas en vigueur. Le projet de loi C-15 (Loi n° 1 d'exécution du budget de 2025) a reçu la sanction royale le 26 mars 2026 et ajoute un cadre de mobilité des données à la LPRPDE, mais cette section n'est pas encore en vigueur. En septembre 2026, la LPRPDE régit toujours.

Qu'a révélé l'enquête sur la protection de la vie privée concernant ChatGPT d'OpenAI ?

Dans les conclusions n° 2026-002 en vertu de la LPRPDE (6 mai 2026), le CPVP et trois organismes de réglementation provinciaux ont jugé que les renseignements « accessibles au public » en ligne ne sont pas exemptés des obligations légales en matière de protection de la vie privée lorsqu'ils sont recueillis pour entraîner une IA. Ils ont accepté que développer et déployer ChatGPT soit une fin appropriée, mais ont conclu que la manière dont OpenAI a initialement recueilli des renseignements personnels auprès de sources Internet pour entraîner GPT-3.5 et 4, ainsi que l'ampleur et la nature de cette collecte, était trop large et donc inacceptable au sens de l'article 5(3) de la LPRPDE. Sur le consentement, le CPVP a accepté qu'OpenAI puisse s'appuyer sur un consentement implicite lorsque le risque pour la vie privée est atténué de façon significative et véritable, et a jugé l'affaire fondée et résolue conditionnellement. Les commissaires de la Colombie-Britannique et de l'Alberta ont jugé la question du consentement fondée et non résolue. La CAI a jugé les questions des fins appropriées, des droits individuels et de la responsabilité résolues conditionnellement, et les questions du consentement et de la conservation non résolues.

Existe-t-il un droit à l'oubli au Canada ?

Le Canada ne dispose pas d'un droit légal explicite à l'effacement équivalent à l'article 17 du RGPD. Toutefois, le principe de limitation de la conservation de la LPRPDE exige des organisations qu'elles détruisent les renseignements personnels qui ne sont plus nécessaires aux fins pour lesquelles ils ont été recueillis. En août 2025, la conclusion du CPVP concernant Google (conclusions n° 2025-002 en vertu de la LPRPDE) a confirmé un droit limité à la désindexation en vertu de la LPRPDE : dans les circonstances où une personne raisonnable jugerait inapproprié qu'un moteur de recherche continue de renvoyer des liens vers des renseignements personnels, une personne peut demander la désindexation. La Loi 25 du Québec prévoit un droit explicite à la désindexation pour le contenu numérique.

La portabilité fédérale des données s'applique-t-elle désormais aux organisations canadiennes ?

Non. Le projet de loi C-15 (Loi n° 1 d'exécution du budget de 2025) a reçu la sanction royale le 26 mars 2026 et ajoute la section 1.2 à la LPRPDE, en vertu de laquelle une organisation devrait communiquer, sur demande, les renseignements personnels qu'elle a recueillis auprès d'une personne à l'organisation que celle-ci désigne, pourvu que les deux soient assujetties à un cadre de mobilité des données établi par règlement. L'article 398 de cette loi reporte l'entrée en vigueur de la section à une date fixée par décret du gouverneur en conseil. Aucun décret n'a été pris et aucun règlement-cadre n'existe, de sorte qu'il n'y a aujourd'hui aucune obligation fédérale de portabilité. La portabilité prévue par la Loi 25 du Québec est en vigueur depuis le 22 septembre 2024.

Qu'est-ce que le test des fins appropriées en vertu de la LPRPDE ?

L'article 5(3) de la LPRPDE exige qu'une organisation ne recueille, n'utilise ou ne communique des renseignements personnels qu'à des fins qu'une personne raisonnable estimerait acceptables dans les circonstances. Ce test est distinct du consentement : même lorsque le consentement est obtenu, la collecte ou l'utilisation à une fin inappropriée enfreint la Loi. Le CPVP a appliqué ce test dans le cadre de l'enquête sur OpenAI en 2026, acceptant que développer et déployer ChatGPT constituait une fin appropriée, mais concluant que la manière dont OpenAI a initialement recueilli des renseignements personnels auprès de sources Internet, ainsi que l'ampleur et la nature de cette collecte, était trop large et donc inacceptable.

En quoi la PIPA de l'Alberta diffère-t-elle de la LPRPDE ?

La loi sur la protection des renseignements personnels de l'Alberta (LA 2003, ch. P-6.5) est essentiellement similaire à la LPRPDE et la remplace pour les activités intraprovinciales du secteur privé. L'OIPC-AB applique la PIPA de l'Alberta plutôt que le CPVP fédéral. Parmi les principales différences pratiques figurent le fait que l'OIPC-AB peut rendre des ordonnances contraignantes en vertu de la PIPA de l'Alberta (le CPVP fédéral ne peut pas ordonner directement la conformité en vertu de la LPRPDE), et le seuil et la portée de la notification des atteintes de la PIPA de l'Alberta diffèrent légèrement de ceux de la LPRPDE. L'Alberta mène actuellement des consultations de réforme à la suite du rapport de février 2025 du Comité permanent, qui recommandait d'ajouter des pouvoirs de sanction administrative pécuniaire à l'OIPC-AB.

Mises à jour

Corrected the federal reform status: Bill C-36, the government's PIPEDA replacement, was tabled on June 15, 2026 and the page still said no bill existed; and Bill C-15's federal data-portability provisions, which the page said were in force, received Royal Assent on March 26, 2026 but await an order in council, so no federal portability right exists yet. Also corrected the Quebec biometric filing rule (it sits in the IT framework Act, and the 60-day lead time applies to creating a biometric database), the mandatory privacy impact assessment trigger, the scope of the Law 25 portability right, the basis of the CAI's facial-recognition order, and the OPC's OpenAI findings on consent and appropriate purposes.

Vérification indépendante contre les sources primaires citées ; droit applicable revérifié pour les changements récents

Vérification indépendante contre les sources primaires citées

Mise à jour majeure : article étoffé, passant d'environ 2 850 à 5 500 mots. Ajout d'une section sur les faits marquants récents en matière d'application (enquête conjointe OpenAI ChatGPT de mai 2026, conclusion de désindexation Google d'août 2025, ordonnance de la CAI sur les données biométriques). Mise à jour du statut du projet de loi C-15 (adopté, sanction royale le 26 mars 2026) ; les dispositions de la LPRPDE sur la mobilité des données sont édictées mais ne sont pas en vigueur, en attente d'un décret du gouverneur en conseil. Développement des perspectives de réforme du 45e Parlement, notamment les priorités du gouvernement Carney et un seuil de pénalité possible de 5 % du chiffre d'affaires. Ajout d'une section sur le test des fins appropriées (LPRPDE, art. 5(3)). Ajout d'une liste de vérification de conformité pour les entreprises. FAQ étoffée de 5 à 10 paires. Mise à jour de la ligne du tableau comparatif relative à la portabilité des données. Correction des pénalités individuelles prévues par la Loi 25 du Québec (plafond administratif de 50 000 $ pour les particuliers ; plafond pénal de 100 000 $ pour les particuliers). Titre et méta-description inchangés, les indicateurs de taux de clics existants demeurant acceptables.

Relu et approuvé par un éditeur

Sources et références

  1. Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE), LC 2000, ch. 5(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  2. Principes relatifs à l'équité dans le traitement de l'information de la LPRPDE, annexe 1(priv.gc.ca).gov
  3. Lignes directrices du CPVP pour l'obtention d'un consentement valable(priv.gc.ca).gov
  4. Loi sur la protection des renseignements personnels, LRC 1985, ch. P-21, texte complet(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  5. Aperçu de la Loi sur la protection des renseignements personnels, ministère de la Justice Canada(justice.gc.ca).gov
  6. Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, RLRQ, ch. P-39.1 (Loi 25 du Québec)(legisquebec.gouv.qc.ca).gov
  7. Commission d'accès à l'information du Québec (CAI)(cai.gouv.qc.ca).gov
  8. Osler, régime d'application de la Loi 25 pour la protection des renseignements personnels au Québec(osler.com)
  9. Osler, la commissaire québécoise à la vie privée fixe une barre élevée pour le traitement des données biométriques(osler.com)
  10. Personal Information Protection Act (PIPA) de l'Alberta, aperçu(alberta.ca).gov
  11. Fiches d'information du CPVP, examen de la PIPA de l'Alberta (septembre 2024)(priv.gc.ca).gov
  12. Personal Information Protection Act (PIPA) de la Colombie-Britannique, texte complet(bclaws.gov.bc.ca).gov
  13. Lois provinciales jugées essentiellement similaires à la LPRPDE, CPVP(priv.gc.ca).gov
  14. Notification obligatoire des atteintes en vertu de la LPRPDE, orientation du CPVP (DORS/2018-64)(priv.gc.ca).gov
  15. Lignes directrices du CPVP sur les transferts transfrontaliers de données(priv.gc.ca).gov
  16. Renouvellement de la décision d'adéquation de la Commission européenne, Canada (15 janvier 2024)(ec.europa.eu).gov
  17. Projet de loi C-27 (44e législature, 1re session), LEGISinfo(parl.ca).gov
  18. Fasken, l'impact numérique de la prorogation : les projets de loi numériques du Canada meurent au Feuilleton (janvier 2025)(fasken.com)
  19. IAPP, ce que 2026 pourrait apporter aux efforts de réforme de la protection de la vie privée du Canada(iapp.org)
  20. Projet de loi C-15 (45e législature, 1re session), Loi n° 1 d'exécution du budget de 2025, LC 2026, ch. 3 (sanction royale, 26 mars 2026)(parl.ca).gov
  21. Déclaration du CPVP sur le projet de loi C-15 devant le Comité permanent de la Chambre des communes (janvier 2026)(priv.gc.ca).gov
  22. Rapport annuel 2024-2025 du CPVP, donner priorité à la vie privée dans un monde axé sur les données(priv.gc.ca).gov
  23. Conclusions n° 2026-002 en vertu de la LPRPDE, enquête conjointe sur OpenAI OpCo, LLC (mai 2026)(priv.gc.ca).gov
  24. Conclusions n° 2025-002 en vertu de la LPRPDE, moteur de recherche Google et droit à la désindexation (27 août 2025)(priv.gc.ca).gov
  25. Accord de conformité du CPVP, Agence mondiale antidopage (2026)(priv.gc.ca).gov
  26. Osler, priorités canadiennes de 2026 en matière de protection de la vie privée : souveraineté des données, services bancaires ouverts et IA(osler.com)
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