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Les droits Miranda au Canada : ce que la Charte garantit réellement

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Les droits Miranda au Canada : ce que la Charte garantit réellement

Questions fréquentes

Le Canada a-t-il des droits Miranda?

Non. Le Canada n'a pas de mise en garde Miranda ni de texte unique imposé. En cas d'arrestation ou de détention, l'article 10 de la Charte canadienne des droits et libertés garantit le droit d'être informé rapidement du motif de votre arrestation ou de votre détention et le droit d'avoir recours sans délai à l'assistance d'un avocat, mais la formulation exacte utilisée par la police pour transmettre cette information n'est pas fixée par la loi et varie selon le service de police.

Quels sont mes droits en cas d'arrestation au Canada?

En vertu de l'article 10 de la Charte, vous avez le droit d'être informé rapidement des motifs de votre arrestation ou de votre détention, ainsi que le droit d'avoir recours sans délai à l'assistance d'un avocat et d'être informé de ce droit. Vous avez également le droit de faire contrôler la légalité de votre détention par voie d'habeas corpus.

La police doit-elle me lire mes droits au Canada?

La police doit vous informer du motif de votre arrestation ou de votre détention et de votre droit à l'assistance d'un avocat, mais il n'existe aucun texte de mise en garde unique normalisé à l'échelle nationale qu'elle doit réciter. Une étude évaluée par des pairs a recensé 19 formulations différentes de mise en garde relative au droit au silence et 25 formulations différentes relatives au droit à l'assistance d'un avocat en usage dans les services de police canadiens, de sorte que la formulation exacte que vous entendrez peut varier.

Puis-je « plaider le cinquième » (plead the fifth) au Canada?

Seulement dans un sens restreint. En tant qu'accusé à votre propre procès, l'alinéa 11c) de la Charte vous donne un véritable droit de ne pas être contraint de témoigner. Dans la plupart des autres situations, comme lorsque vous êtes témoin dans l'affaire de quelqu'un d'autre, la Loi sur la preuve au Canada exige généralement que vous répondiez même à une question incriminante, bien que le paragraphe 5(2) de cette loi vous accorde une immunité d'utilisation sur cette réponse précise si vous vous objectez au dossier avant d'y répondre.

Qu'a réellement décidé l'arrêt R. v. Sinclair au sujet des avocats pendant les interrogatoires policiers?

L'arrêt R. v. Sinclair, 2010 SCC 35, a conclu que l'alinéa 10b) de la Charte n'exige pas la présence physique d'un avocat pendant tout un interrogatoire en détention et ne crée pas de droit général à une nouvelle consultation d'un avocat sur demande. Il n'a pas éliminé le droit à un avocat dans son ensemble. Le droit initial d'avoir recours à l'assistance d'un avocat une fois détenu demeure intact; ce qui n'est pas garanti, c'est la présence continue ou la consultation répétée en l'absence d'un véritable changement de circonstances.

La police peut-elle continuer à m'interroger après que j'ai dit vouloir garder le silence?

Dans l'arrêt R. v. Singh, 2007 SCC 48, la Cour suprême du Canada a conclu que rien n'empêche la police d'utiliser des moyens de persuasion raisonnables pour inciter une personne détenue à parler après que le droit au silence a été invoqué, pourvu que cette persuasion ne prive pas la personne d'un choix véritable. La majorité a refusé d'adopter une règle à l'américaine exigeant l'arrêt immédiat de l'interrogatoire, et la protection provient plutôt de l'analyse du caractère volontaire appliquée à toute déclaration qui en résulte lors du procès.

Sources et références

  1. Charte canadienne des droits et libertés (Loi constitutionnelle de 1982, partie I), articles 10, 11c) et 13(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  2. Loi sur la preuve au Canada, LRC 1985, c C-5, article 5 (auto-incrimination)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  3. R v Sinclair, 2010 SCC 35, [2010] 2 SCR 310 (jugement de la Cour suprême du Canada)(decisions.scc-csc.ca).gov
  4. R v Singh, 2007 SCC 48, [2007] 3 SCR 405 (jugement de la Cour suprême du Canada)(decisions.scc-csc.ca).gov
  5. Eastwood, Snook et Chaulk, étude sur la compréhensibilité des mises en garde canadiennes relatives au droit au silence et au droit à l'assistance d'un avocat, Journal of Police and Criminal Psychology(glendon.yorku.ca)
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