Mises en demeure et lettres préalables en matière de diffamation dans le monde

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Mises en demeure et lettres préalables en matière de diffamation dans le monde

Questions fréquentes

Dois-je envoyer une mise en demeure avant d'engager une action en diffamation ?

Cela dépend du pays. Aux États-Unis, c'est facultatif. En Australie, vous ne pouvez pas engager de procédure sans avoir préalablement adressé un concerns notice en vertu de l'article 12B du Defamation Act 2005. En Angleterre et au pays de Galles, le Pre-Action Protocol for Media and Communications Claims attend fortement l'envoi d'une letter of claim, et un tribunal peut vous sanctionner sur le plan des dépens si vous l'ignorez.

Qu'est-ce qu'un concerns notice en Australie ?

Un concerns notice est le document formel préalable exigé par l'article 12A du Defamation Act 2005 uniforme. Il doit être écrit, indiquer où le contenu litigieux est publié, exposer les imputations diffamatoires et décrire le préjudice grave porté à la réputation. En vertu de l'article 12B, aucune procédure ne peut être engagée tant qu'un avis valable n'a pas été donné et que le délai applicable d'environ 28 jours ne s'est pas écoulé.

Qu'est-ce qu'une letter of claim dans une affaire de diffamation au Royaume-Uni ?

Il s'agit de la lettre préalable détaillée attendue en vertu du Pre-Action Protocol for Media and Communications Claims, en vigueur depuis le 1er octobre 2019. Elle doit identifier les propos en cause, la publication et sa date, le sens diffamatoire retenu, les raisons pour lesquelles les propos sont faux ou non étayés, ainsi qu'en quoi la publication a causé un préjudice grave au sens du Defamation Act 2013. Le défendeur est censé répondre dans un délai d'environ 14 jours.

De combien de temps est-ce que je dispose pour agir en diffamation à l'étranger ?

Souvent, un an seulement. L'article 4A du Limitation Act 1980 fixe un délai d'un an en Angleterre et au pays de Galles, et les lois uniformes australiennes fixent un délai d'un an à compter de la publication, pouvant être prolongé jusqu'à trois ans dans des circonstances limitées. Les étapes préalables demandant du temps, il est important d'agir rapidement.

Des excuses ou une correction peuvent-elles réduire les dommages et intérêts pour diffamation ?

Oui. L'Angleterre et le pays de Galles disposent d'une procédure d'offer to make amends en vertu des articles 2 à 4 du Defamation Act 1996, et l'Australie dispose d'un dispositif parallèle en vertu du Defamation Act 2005. Une correction rapide, des excuses et une offre raisonnable peuvent permettre de résoudre une action rapidement et de réduire ou de plafonner les dommages et intérêts versés par l'éditeur.

Que doit contenir une mise en demeure en matière de diffamation ?

Elle doit identifier les parties, citer les propos exacts en cause, indiquer où et quand ils ont été publiés, expliquer le sens diffamatoire retenu et les raisons pour lesquelles les propos sont faux, décrire le préjudice, et exiger une action précise, telle que le retrait, la correction ou des excuses, dans un délai clairement fixé. En Australie et au Royaume-Uni, elle doit également respecter les règles de contenu fixées par la loi ou par le protocole applicable.

Envoyer une mise en demeure comporte-t-il un risque ?

Cela peut être le cas. Une demande faible ou intimidante peut être qualifiée de SLAPP visant à faire taire une expression légitime. L'Angleterre et le pays de Galles ont introduit des mesures anti-SLAPP limitées par le biais de l'Economic Crime and Corporate Transparency Act 2023, et de nombreuses juridictions disposent de lois anti-SLAPP plus larges pouvant entraîner un rejet anticipé de l'action et une condamnation aux dépens.

Une mise en demeure fonctionne-t-elle différemment lorsque la diffamation est une infraction pénale ?

Oui. Dans les pays qui érigent encore la diffamation en infraction pénale, une plainte peut déclencher une procédure pénale, avec des amendes ou une peine d'emprisonnement, plutôt qu'un simple échange de lettres au civil. Les enjeux et les considérations relatives à la liberté d'expression sont différents ; il convient donc de vérifier la situation juridique locale avant d'envoyer toute mise en demeure.

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Sources et références

  1. Defamation Act 2005 (NSW), art. 12A et 12B (concerns notice ; la procédure ne peut être engagée sans concerns notice)(legislation.nsw.gov.au).gov
  2. Defamation Act 2005 (NSW), article 12B (l'action en diffamation ne peut être engagée sans concerns notice)(austlii.edu.au).gov
  3. Pre-Action Protocol for Media and Communications Claims (en vigueur depuis le 1er octobre 2019 ; CPR rule 53)(justice.gov.uk).gov
  4. Defamation Act 1996, article 2 (offer to make amends)(legislation.gov.uk).gov
  5. Defamation Act 2013, article 1 (seuil de préjudice grave)(legislation.gov.uk).gov
  6. Limitation Act 1980, article 4A (délai de prescription d'un an pour la diffamation et la fausse déclaration malveillante)(legislation.gov.uk).gov
  7. Law Handbook (Legal Services Commission of South Australia) : offer to make amends, Defamation Act 2005, art. 14, 15 et 18(lawhandbook.sa.gov.au).gov
  8. Economic Crime and Corporate Transparency Act 2023 (dispositions anti-SLAPP applicables en Angleterre et au pays de Galles)(legislation.gov.uk).gov
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